De l’autre côté de la neige
Tu t’occupais de tes plantesDans la cour intérieureIci, elles sont légionTu brossais les pots des jardinières et tu paillais tes penséesTu les posais au creux de tes fenêtres, là ou le gel n’atteint pasLes chats te suivaient des yeuxIls croqueront bien quelques pousses …Tu sentais la chaleur du soleilEt le vent de l’Est contre ton cou Le ciel s’est assombriIl est devenu gris opalineLe froid s’est fait plus intenseSoudainL’air plus lourdTu t’es sentie très fatiguéeComme si toute ton énergie rentrait…